mercredi 4 janvier 2012

Hugo Cabret

de Martin Scorsese, avec Asa Butterfield, Chloe Moretz, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Christopher Lee... (2h08).

Dans le Paris des années 1930, Hugo Cabret vit dans une gare où il remonte les horloges. Jeune orphelin abandonné par son oncle après la mort de ses parents, il n'a de cesse de percer le mystère d'un automate, seul souvenir de son père...

Entrez dans la magie du cinéma avec Martin Scorsese et laissez-vous porter par sa représentation pittoresque du Paris des années 1930. Grâce à la 3D très bien utilisée par le réalisateur, on est plongé dès le premier plan séquence dans l'univers animé de la gare de Lyon au début du XXème siècle.

Comme toutes les gares, elle est peuplée de personnages attachants et bien campés que l'on découvre sous les yeux du jeune Hugo : un chef de gare patibulaire (interprété par Sacha Baron Cohen surprenant), une fleuriste attachante (Emily Mortimer), un libraire passionné (Christopher Lee) et..., non des moindres, le célèbre réalisateur Georges Méliès, vendeur de jouets sans le sous (admirablement ressuscité par Ben Kingsley).

Passée la découverte des personnages et le percement de l'énigme liée à l'automate, Hugo Cabret se transforme en hommage au cinéma muet et au grand Georges Méliès. En passionné de cinéma, Scorsese nous donne sa leçon de cinéma et nous fait vivre le quotidien de Méliès durant sa splendeur. Magique ! A voir absolument en 3D pour encore plus de réalisme.

lundi 2 janvier 2012

Meilleurs voeux 2012 !

Ciné-Tic vous souhaite une bonne année 2012, remplie de bons films :)

Les sorties attendues de ce mois de janvier laissent déjà supposer de belles heures de cinéma :
  • J. Edgar, de Clint Eastwood avec Leonardo Di Caprio et Naomi Watts : le 11/01/2012,
  • Millenium de David Fincher avec Daniel Craig et Christopher Plummer : le 18/01/2012,
  • et Bilbo le Hobbit de Peter Jackson d'après Tolkien avec le toujours jeune Christopher Lee qui présente ses voeux en vidéo avant d'évoquer le tournage.


mercredi 7 décembre 2011

Melancholia et Le Discours d'un Roi récompensés aux European Film Awards

Lars Von Trier a été largement récompensé ce samedi 3 décembre lors de la cérémonie des European Film Awards (EFA) qui a tenu sa 24ème édition à Berlin.

Le réalisateur danois a reçu le prix du meilleur film européen 2011 pour son film Melancholia, également primé pour ses somptueux décors (Jette Lehmann) et sa photographie lumineuse (Manuel Alberto Claro).

Le Discours d'un roi est l'autre grand gagnant de la cérémonie présidée par Wim Wenders. Après l'Oscar 2011 de la meilleur interprétation masculine, Colin Firth reçoit le prix du meilleur acteur européen pour son incarnation du roi Georges VI. Tariq Anwar est primé pour le meilleur montage tandis que le film est auréolé du prix du public 2011.

Après un Grand Prix décroché au dernier festival de Cannes, Les frères Dardenne se voient attribuer le prix européen du meilleur scénario pour Le Garçon au vélo.

Enfin, la liste ne serait pas complète sans le prix de la meilleure actrice qui revient à la comédienne britannique Tilda Swinton pour son rôle difficile dans le film de Lynne Ramsey, We need to talk about Kevin.

A noter pour terminer que le film français The Artist (en bonne voie pour les Oscars 2012) est auréolé du prix de la meilleure musique que l'on doit à Ludovic Bource.

Pour en savoir plus sur les European Film Awards (EFA).

dimanche 23 octobre 2011

The artist

de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, James Cromwell... (1h40).

En 1927, Georges Valentin est l'acteur fétiche des studios Kinograph. A la sortie d'une avant-première, il fait la connaissance d'une jeune femme qui rêve d'être actrice. Ils tourneront par hasard un film ensemble. Mais face à son refus de s'adapter au cinéma parlant, Georges Valentin tombe en disgrâce au sein du studio. Parallèlement à sa déchéance, Peppy Miller devient la coqueluche des studios...

Splendeur et décadence d'une vedette du cinéma muet à l'arrivée du parlant. Ainsi pourrait-on résumer The Artist. Evoqué de cette façon, le film prend des allures de Chantons sous la pluie. Sauf que pour faire son film, Michel Hazanavicius a décidé d'adopter un parti pris ambitieux : raconter l'histoire de Georges Valentin comme au temps du cinéma muet, sans paroles.

Tous les attributs techniques du cinéma muet sont là, réunis pour notre plus grand plaisir : le jeu appuyé des acteurs, les intertitres, les effets d'ouverture et de fermeture à l'iris et une musique très expressive et évocatrice. On pense évidemment à Charlie Chaplin - qui refusa le parlant jusqu'aux Temps modernes, en 1936 - à Mack Sennet, ou encore au Cameraman de Buster Keaton.

Bref, c'est toute l'ambiance des studios qui renaît sous nos yeux. L'histoire du cinéma américain est balayée à coups de caméras pour faire revivre cette belle époque avec ,et c'est habilement fait. En revanche, la déchéance de Georges Valentin est un peu trop longue à mon goût. Heureusement, cette baisse de régime est sauvé par la fin du film rappelant Tous en scène de Minnelli. Un bel exercice de style, plein de tendresse et un cri d'amour au cinéma muet.

Mention particulière aux acteurs du film : surprenant Jean Dujardin en acteur à la dérive inspiré de John Barrymore, Douglas Fairbanks et John Gilbert, pétillante Bérénice Béjo en actrice montante et danseuse de claquettes, imposant John Goodman en nabab des studios Kinogaph, émouvant James Cromweell dans le rôle du chauffeur et étonnant Uggy dans le rôle du chien, meilleur ami de l'Artist. A voir sans a priori, pour le simple plaisir de replonger dans le cinéma des années 20.

samedi 24 septembre 2011

La guerre est déclarée

réalisé par Valérie Donzelli, avec Valérie Donzelli, Jérémy Elkaïm, Frédéric Pierrot (1h40).

Juliette rencontre Roméo dans une soirée. C'est le coup de foudre. Ils ont un enfant. Mais tout s'écroule le jour où les jeunes parents apprennent que leur fils Adam a une tumeur au cerveau...

Le thème était casse-gueule : comment traiter le sujet de la maladie d'un enfant sans tomber dans le mélo ? En voyant La guerre est déclarée, on peut dire que le pari est réussi pour Valérie Donzelli et Jérémy Elkaïm. Nul apitoiements dans ce film. Sans doute parce que les auteurs parlent de leur propre histoire. On sent la sincérité dans les images de leur film.

Certes, ce n'est pas un chef d'œuvre. Le film souffre de maladresses et de défauts de jeunesse : sur-utilisation de la voix-off ou des montages parallèles, abus de couverture musicale dans la bande-son.

Mais certains passages sont très bien vus comme l'annonce de la maladie ou la rencontre avec le médecin. On se sent concerné et on éprouve le doute et la peur avec ces jeunes parents. Alors, que demander de plus ?

A noter que le film a été sélectionné pour représenter la France dans la course aux Oscars. On attend la suite.